La facilité apparente est tentante mais pas toujours efficace. Si pour une traduction multilingue, le premier réflexe peut être de se référer à des logiciels tels que Google Traduction, il est bon de savoir comment fonctionne cette intelligence artificielle avant de lui faire totalement confiance… En effet, Google Traduction se base sur trois étapes qui, parfois, peuvent surprendre et qui expliquent les « erreurs » évidentes.

1. Google Traduction traduit toujours avec de l’anglais

Quelle que soit la langue vivante que vous souhaitez obtenir, Google Traduction passe toujours par l’anglais. Ainsi, lorsque vous souhaitez traduire du français vers l’espagnol, l’allemand, l’italien, le chinois ou toutes autres langues, le logiciel passera par l’anglais. Or, le fait de passer par une troisième langue vivante introduit nécessairement des « fautes » de sens. En effet, la traduction multilingue implique la connaissance du vocabulaire mais aussi de la culture : en passant par une autre langue, le sens de l’ensemble n’est plus et l’inexactitude devient inévitable. Et c’est là que l’erreur naît en partie.

2. Des documents de l’ONU comme base de données de Google Traduction

Certaines traductions automatiques semblent « figées », parfois un peu trop emphatiques. Il faut savoir que Google Traduction puise ses ressources dans les documents de l’Organisation des Nations Unies. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’ONU constitue en effet une réserve formidable de documents traduits dans l’une des six langues officielles que sont l’anglais, le français, le chinois, l’espagnol, l’arabe ou encore le russe. Si ces documents font nécessairement preuve de qualité, ils ne conviennent pas forcément la traduction de site web par exemple…

3. Des traductions basées sur des « modèles »

Alors que, pour une traduction multilingue, l’homme, le traducteur professionnel, va chercher le sens propre au texte, lié au contexte d’utilisation et à la perception qu’en aura le lecteur, Google Traduction se réfère à des « modèles » : il va rechercher parmi les millions de documents de sa base de données des phrases sensiblement identiques à celles présentes dans votre document. Evidemment, cela peut être satisfaisant, notamment pour les tournures de phrases habituelles ou encore les expressions connues. Mais cette méthode devient problématique lors de la traduction de textes spécifiques, des traductions techniques, etc.

Bien que la traduction automatique puisse avoir des atouts, ces derniers restent apparents dès lors que les textes deviennent plus spécifiques et destinés au milieu professionnel.